
C’est au bout d’un sentier bordé de chênes verts que se dresse une toute petite cabane, faite de bric et de broc. A cet endroit, en bruit de fond assourdissant, on a les glands qui tombent sur le toit, les oiseaux qui bavardent entre eux ou essaient de casser un fruit à coque avec leur bec, les chats qui se battent… En été, le chant des cigales emplit tout l’air au point d’indisposer les oreilles les plus sensibles. Bio, la vie…
Dans cette cabane, on y vient pour trouver la solitude. Cette solitude qui permet de se sentir vivant. Etre vivant, c’est entendre son cœur battre, de voir, d’entendre, de sentir la brise qui soulève les poils des bras, de respirer à pleins poumons l’odeur du sous-bois…
Cela semble être un lieu relaxant, à condition que l’on accepte de se défaire de ses repères habituels ; que l’on accepte ce qui est. Oui, c’est très prise de tête tous ces « toc-toc », « tic-tic » « chronc-chronc » et autres « biz-biz ». Soit on continue à râler, soit on accepte. Lorsque l’on accepte, les bruits ne vont pas disparaître de nos oreilles, mais on n’engage plus d’énergie à les maudire ou à les combattre. On devient serein et on passe à autre chose…
Derrière la porte d’entrée, dans l’armoire dénichée à 3 euros chez Emmaüs, on y trouve le nécessaire pour les arts plastiques. En face de cette armoire, de l’autre côté de la porte, il y a un plan de travail avec un évier.
Cette cabane a été montée pour être provisoire. Un jour, j’aimerais qu’elle se fasse pérenne avec un peu plus d’espace pour pouvoir accueillir deux ou trois personnes en art-thérapie. En attendant d’avoir le budget pour sa construction, je vous invite à me suivre dans mon cheminement artistique grâce à ce blog.